Kisangani asbl

2021

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Dernières nouvelles


mercredi 19 mai 2021

Bulletin d’informations de Mai 2021

Riz

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Nous cultivons le riz de bas fond et obtenons ainsi deux récoltes par an. Le riz est semé dans des pépinières, suivi par la mise en terre des plants de riz dans les champs. Sur les photos, vous voyez ce repiquage à Djubu Djubu.

À cause de la vase au fond des champs et du travail dans l’eau, c’est un travail difficile.

Richard Ridja

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Notre responsable des projets d’élevage est Richard Ridja.

Il est âgé de 57ans, il est marié et père de trois enfants.

Il a une formation en Technique Vétérinaire de l’Institut Technique Vétérinaire de Loda (province de l’Ituri). Il est Ingénieur Agronome de la Faculté de Gestion des Ressources Naturelles Renouvelables (FGRN) de l’Université de Kisangani, Département des Eaux et Forêts. Il est le responsable du secteur Elevage, site de la Faculté des Sciences et également superviseur vétérinaire de l’élevage des autres secteurs de l’Asbl Kisangani Développement. C’est grâce à Richard que nos animaux sont en bonne santé sur tous nos sites : il y passe quelque fois par mois, donne des vaccins et soigne les animaux malades.

Ghislaine Katuala

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Ghislaine Katuala est la responsable financière des projets. Elle a 28 ans et est célibataire. Elle est licenciée en Sciences Économiques, option économie rurale à l’Université de Kisangani et assistante à la même Université. Dans le projet depuis 4 ans où elle assume la fonction. C’est Ghislaine qui tient les chiffres en ordre.

Pièces de rechange….

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Trouver du bon matériel local est une chose, mais trouver des pièces de rechange est encore plus difficile. La vie au Congo est souvent plus complexe que ce que nous pouvons imaginer en Europe. Pour notre pompe sur l’île de Mbiye, nous attendons depuis plusieurs mois qu’un élément de pompe arrive de l’Inde. Entre-temps, les pièces (nous en avons immédiatement commandé quelques-unes) sont déjà arrivées au Congo oriental via l’Ouganda. Maintenant, ils doivent encore être transportés par camion jusqu’à Kisangani. Pendant ce temps, les habitants de Mbiye sont privés d’eau potable depuis des mois.


mercredi 14 avril 2021

Bulletin d’informations d’Avril 2021

Que se passe-t-il à Kisangani ?

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Vous avez déjà lu l’impact des inondations sur nos rizières à Djubu Djubu. Cependant, tout Kisangani a été affecté par les fortes pluies de décembre 2020 : voici quelques photos de Djubu Djubu, du marché de Kisangani et de la situation à un des quartiers de Kisangani.

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Le virus Ebola a de nouveau éclaté dans l’est du Congo. Une fois encore, le gouvernement congolais parvient à maintenir le problème au niveau local ; aucun rapport n’a été publié à Kisangani. Kisangani est à quelques centaines de kilomètres du point chaud.

L’impact de Covid19 a également été limité jusqu’à présent. D’une part, en raison des mesures qui ont été prises, d’autre part, la population de Kisangani est aussi beaucoup plus jeune qu’en Europe occidentale, ce qui a probablement une influence. Il est possible que cela soit également dû en partie à un suivi moins intense.

Elevage de porcs

L’une des activités du projet est l’élevage de porcs. En élevant les porcs dans des porcheries (ce qui n’est pas une pratique courante autour Kisangani), nous évitons qu’ils ne causent des dommages aux champs et nous pouvons récupérer le fumier pour l’utiliser comme enrichissement dans les champs et dans les étangs à poissons. Les porcs sont bien sûr également une source de nourriture. La porcherie principale se trouve au centre de Kisangani, sur le terrain de l’université. Nous y avons actuellement 30 animaux, dont 8 seront distribués dans le cadre du projet de vulgarisation. Nous avons également deux verrats que nous utilisons pour la reproduction ; selon notre chef de projet Richard Ridja, ils sont "performants".

En outre, nous avons également des porcheries dans les autres sites du projet : Mbiye, Masako, Ngene Ngene, Batiamaduka et Djubu Djubu ; autrement dit, partout 😊.

Richard veille à la santé des animaux et s’occupe des vaccinations nécessaires pour les porcelets.

Jacob NDJAKI NSILA

Jacob Ndjaki est le responsable de nos activités à Djubu Djubu. Nous avons des rizières, des étangs à poissons et une porcherie. Jacob est également le secrétaire de l’asbl qui coordonne tous nos projets à Kisangani.

Il est spécialisé en hydrobiologie et biodiversité et travaille comme chef de travaux à l’université de Kisangani.

Jacob est âgé de 48 ans et père de trois filles et d’un fils.

Assemblée Générale

Le 20 mars, nous avons tenu notre première assemblée générale de 2021, à nouveau numérique - corona proof. Nous avons discuté nos activités de 2020, du rapport financier et nous avons partagé des idées pour 2021.

Sur le plan financier, l’année a été moyenne. Du côté positif, les dons privés ont légèrement augmenté l’année dernière, merci beaucoup pour cela ! Cependant, le total a diminué de 10 %, en grande partie parce que nous n’avons pas pu organiser des activités ou donner des présentations à cause de Covid19.

Nous espérons pouvoir visiter Kisangani à nouveau cette année. Les appels téléphoniques hebdomadaires avec nos chefs de projet nous aident, mais être sur place est toujours plus utile.


lundi 15 mars 2021

Bulletin d’informations de Mars 2021

Consolate Kaswera Kyamakya

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Consolate Kaswera

On aimerait bien vous présenter Consolate Kaswera Kyamakya. Elle est à Kisangani responsable des projets à Batiamaduka, un de nos 6 sites. A Batiamaduka, nous avons une école, des champs et une porcherie. Récemment nous y avons installé un nouveau puits d’eau potable.

Elle a 52 ans, mère de 3 enfants : une fille et deux garçons. Biologiste de formation, elle figure sur la liste des rares dames zoologistes de la RD de Congo.

Actuellement elle est professeur associé et directrice à l’ Ecoshtour (École Supérieure d’hôtellerie et Tourisme). Comme domaine de recherche, elle étudie l’impact des activités anthropiques (chasse sur la densité) et la distribution des petits mammifères exploités comme gibier (bush meat/viande de chasse).

Elle mentionne que ces passions sont l’élevage, les travaux de champ, le voyage, le sport, la musique et le film. Hormis la scolarisation de ses enfants, son projet prioritaire est de se construire une maison avec assez d’espace pour tout le monde, garnie des fleurs et un jardin de jeu pour les enfants.

Rijst in Djubu Djubu….oogst twee ?

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Inondé
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Après inondation

De grandes parties du Congo ont déjà reçu des pluies exceptionnellement abondantes cette année, entraînant des inondations. Le fleuve Congo est également sorti de son lit à Kisangani. Malheureusement, nos rizières à Djubu Djubu, qui se trouvent près du fleuve, ont également souffert. La deuxième récolte sera juste suffisante pour les semailles.

Nous voulons soulever les digues, pour éviter des endommagements pareils dans le future.

Mbiye

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Un de nos six sites, l’île Mbiye, est une île largement boisée et seulement accessible après quelques heures de voyage (une combinaison de marche et bateau). Il y a plusieurs années, nous avons construit une école primaire pour environ 200 élèves répartis sur les 6 années scolaires. Il y a également des champs et une porcherie. Ces dernières années, nous avons ajouté un bloc sanitaire et installé des panneaux solaires sur le toit de l’école. Un puits d’eau a été installé pour fournir de l’eau potable en quantité suffisante et de bonne qualité ; malheureusement, le puits est actuellement en réparation. L’école n’est toujours pas reconnue par l’État congolais, les enseignants sont donc payés par nous-mêmes.

Nous avons été capable de construire cet école grâce à l’héritage de Clara Boets.

Prof. Dudu Akaïbe

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Prof. Dudu
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Prof. Dudu renommé sur les rongeurs

Le Prof. Dudu Akaïbe, né en 1949, professeur à la Faculté des Sciences de l’Université de Kisangani, est admis à l’éméritat. Il était le premier assistant du Prof. Hugo Gevaerts à Kisangani.

Il a travaillé pendant 5 ans chez le Prof. Walter Verheyen (zoologie) à l’Université d’Anvers où il a obtenu son doctorat en 1991. Ainsi il est nommé professeur à l’Université de Kisangani et il devenait un scientifique international renommé sur les rongeurs africains et a ainsi beaucoup de contacts avec des universités et des instituts européens et africains.

En 2010 le Prof. Dudu Akaïbe est le dirigeant congolais de l’expédition sur le fleuve Congo “Boyekoli Ebale Congo 2010”. Il est directeur du Centre de Surveillance de la Biodiversité à Kisangani.

Il est parmi les premiers collaborateurs du projet de l’agriculture durable, et est donc un des fondateurs des activités de Kisangani asbl.

C’est le “mzee”, le “sage” de la Faculté des Sciences à Kisangani.


lundi 15 février 2021

Bulletin d’informations de Février 2021

Rosie

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Rosie Emeleme

Rosie Emeleme Akia Lekakwa est notre assistant coordinateur à Kisangani. Elle a 41 ans, est mariée et mère de deux enfants.

Elle a un Master en Biodiversité et aménagement des écosystèmes congolais, chercheuse et doctorante dans le département d’écologie et gestion des ressources animales à la Faculté des Sciences. Elle est également responsable pour tous les projets du site de l’île Mbiye.

La pêche à Djubu Djubu

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Captage des poissons restants
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Djubu Djubu, Résultat de la vidange

Le 24 décembre on a vidé les étangs de Djubu Djubu, d’abord pour le projet (318 kg de poissons). Le poisson est vendu et l’argent est réinvesti dans les projets (p.ex. l’achat d’une partie des motos, voir un bulletin antérieur).

Puis on a donné l’opportunité à la population voisine de capter les poissons restants pour leur propre consommation. C’est toujours la grande fête !

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Djubu Djubu, Clarias

Le vidange des étangs se fait au maximum toutes les deux années, parfois plus tôt.

Riz à Djubu Djubu

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Rizières et étangs à poissons
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Nous avons réintroduit la culture du riz de bas-fonds à Kisangani et on la démontre aux champs de Djubu Djubu. Cette méthode de culture génère deux récoltes par an. La surface totale est de +/- 1 ha (y inclus la zone pour semer le riz, quelques étangs pour la pisculture et la porcherie).

On vient de vendre le riz de la première récolte de 2020 : il y avait plus de 600 kg.

On vous racontera l’histoire de la deuxième récolte le mois prochaine.